A propos

Nicolas Martin est journaliste, scénariste et réalisateur.

Après avoir travaillé plus de 10 ans pour les différentes antennes de Radio France, dont France Culture où il a notamment produit et présenté l’émission culturelle estivale « Déjeuner sur l’herbe » en 2011, et « Les Matins d’été » en 2014 et 2015. Il a également été rédacteur en chef de l’émission « Entrée Libre » sur France 5 de 2011 à 2014. Il est aujourd’hui l’auteur de la revue de presse quotidienne à 8h45 dans les Matins de France Culture.

Il mène en parallèle une carrière de scénariste et réalisateur.
Il tourne son premier film, Casta Diva en 2010. Puis le clip Camisolatic pour le groupe Loki Starfish, et Le Tranchant et la lame en 2011.

Son troisième court-métrage, Remember me a été notamment sélectionné au festival Mauvais Genre, à Tours. Il a récemment réalisé un clip, Always on my mind pour le groupe britannique the Irrepressibles, et été finaliste avec son clip de Running to the sea pour le un concours organisé par le groupe Royksopp. Il travaille actuellement sur un nouveau projet de court métrage ainsi qu’à l’écriture d’un long métrage.

 

From Télérama : Nicolas Martin,

En studio, il semble ultraconcentré, son pied battant une mesure fantôme. Nicolas Martin tente, chaque midi, de « débusquer la culture où elle se cache », et de la donner à picorer aux auditeurs de France Culture au cours d’un Déjeuner sur l’herbe. Pendant près de deux heures, il anime cette émission estivale éclectique, où se suc­cèdent plusieurs invités autour d’une thématique (les vacances dans l’art contemporain, la danse urbaine, la représentation de la Bretagne…), un artiste pour un entretien en tête-à-tête, et trois séries à suivre.

“J’aime l’idée d’être un homme ­invisible,
réduit à une voix qui ­accompagne les gens.”

Le visage orné d’une fine moustache, ce producteur de 35 ans prend son envol sur la station culturelle après avoir officié comme chroniqueur dans différentes émissions. « Je suis désormais passe-plat, intervieweur et fil rouge à la fois. J’aime l’idée d’être un homme ­invisible, réduit à une voix qui ­accompagne les gens. » Perfectionniste, il reconnaît que l’exercice diffère du « rapport de force journalistique » dont il a l’habitude : « J’ai tendance à être un peu trop rentre-dedans, alors que le ton doit être plus proche de la conversation et nécessite une plus grande convivialité. »

Pur produit de Radio France – qui l’a employé pendant une dizaine d’années comme journaliste, d’abord à France Bleu puis à Inter et Culture -, Nicolas Martin se destinait initialement à la médecine. « Je voulais être neuropsychiatre ou neurochirurgien. Mais j’ai fait une crise d’adolescence et me suis inscrit en fac de lettres. » Francilien issu d’une famille aisée où la radio était toujours branchée, il enseigne un temps la littérature comparée puis se lasse : « J’avais envie de voir le monde. » Il décide donc de toquer à la porte de la « Maison ronde ». « J’étais alors d’une naïveté crasse, on m’a gentiment orienté vers les radios locales afin que j’y fasse mes armes. »

Nicolas ne manque pas d’enthousiasme quand il évoque l’équilibre à trouver sur France Culture, entre « propos pointus et pédagogie ». Il se montre tout aussi ardent pour raconter son autre passion, l’écriture de récits fictionnels. « Je suis un gros consommateur de séries et de films, et j’ai toujours gribouillé dans un coin, malgré une absence de formation cinématographique. » Un temps paralysé par un complexe d’imposture, il finit par se lancer, scénarisant et réalisant des courts-métrages. De « petits contes cruels dont l’univers s’inspire de romans noirs américains et de films de genre ». Il cite pêle-mêle les influences de Marguerite Duras, David Lynch, David Cronenberg. Gourmand d’étrange et d’images, comme pour contrebalancer sa boulimie de sons ­léchés.

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